Les serments, confréries remontant probablement au XIIe siècle, ont toujours été appelés à défendre leur souverain et à veiller au maintien de l’ordre dans les villes.

Pour ce faire, ils s’armaient d’arcs ou d‘arbalètes - les milices de métiers possédant hallebardes et piques, les nobles maniant le glaive – et constituaient donc des milices militaires. Qui dit militaire, pense hiérarchie, discipline, sens de l’honneur, et aussi un certain désir de panache.

Analysons tout d’abord le point de vue militaire

Grand-Serment---petit-blason-couronnéAu moment de son rétablissement après la Révolution de 1830, en nous remettant une bannière, le Prince Philippe, comte de Flandre, fils de Léopold Ier, avait suggéré d’utiliser l’arme de guerre en même temps que l’arbalète. Le caractère militaire de notre gilde était donc maintenu. En nous remettant notre bannière, on avait d’ailleurs eu grand soin d’accoler à notre antique blason, celui des arquebusiers de Saint-Christophe, jamais reconstitué.

Expliquons-nous : l’armée belge était composée de militaires de carrière, il n’y avait pas encore de service militaire obligatoire. Notre armée était donc assez pauvre en hommes. Le pouvoir militaire de Napoléon III, empereur des Français inquiétait certainement notre souverain qui désirait pouvoir faire appel, en cas de besoin, à toutes les milices disponibles. Le Grand Serment pratiqua donc, jusqu’à la Première Guerre mondiale le tir à l’arme de guerre. Il occupait un stand au tir national près de la place Dailly.

Certes, il n’y a plus d’arme de guerre chez nos membres… depuis moins d’un siècle… mais nous pratiquons encore le noble art de l’arbalète de manière sportive.

La hiérarchie

Notre « Comité » épouse encore toujours les structures hiérarchiques de l’ancienne Groote Gulde.

Le sens de l’honneur

En prêtant son serment d’allégeance au duc de Brabant, à sa bonne Ville de Bruxelles et à sa Gilde, le nouveau Compagnon s’engage dans un certain chemin de l’honneur. Le serment est prononcé en présence du représentant de notre Grand Maître, Sa Majesté le Roi Albert II, ainsi que de plusieurs hautes autorités ecclésiastiques, civiles et militaires belges. Nous sommes au XXIe siècle et le prononcé de ce serment entraine toujours un certain moment d’émotion.

Arrivons en au panache

Nous nous distinguons par le port d’un uniforme marqué de différents insignes et distinctions. C’est l’objet des sous rubriques de ce titre que nous vous invitons à parcourir.

 

Grand-Serment---Petites-armes-à-deux-écus-couronnés
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